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Snapchat est un réseau social sous forme d’application mobile qui permet d’envoyer des images à un contact en message privé. L’originalité, c’est de fixer une durée de vie sur la photo, qui s’autodétruit une fois visionnée et le temps écoulé. Peut-on se permettre de tout envoyer pour autant ?

Exemple d'un snap

Disponible sur Android et iOS, Snapchat permet depuis septembre 2011 de prendre une photo et de l’envoyer à un contact, en ajoutant de petits dessins et du texte, avec une durée de vie déterminée entre 1 et 10 secondes. Une fois l’image ouverte par le destinataire, le compteur s’écoule et le document s’autodétruit.

Snapchat est un bon moyen pour envoyer des photos amusantes et créatives, et c’est d’ailleurs ce pourquoi il est devenu célèbre.

Mais ne soyons pas naïfs, la perspective d’envoyer une photo qui sera détruite sous 10 secondes permet également d’envoyer en toute sécurité un tout autre type de photos.

Les « digital natives », et de manière générale les utilisateurs d’Internet commencent à prendre conscience qu’une photo compromettante tombée entre de mauvaises mains peut leur porter préjudice, depuis la cyber-intimidation jusqu’au refus d’un emploi. Ainsi, avec Snapchat, les utilisateurs peuvent s’envoyer des photos de soirées ou autres photos de charme « en toute sécurité ». Seul problème : reste à prouver que les photos ne peuvent en effet pas sortir du cadre de l’application…

Des photos véritablement irrécupérables ?

Pour parer à la sauvegarde par capture d’écran sur Android (qui consiste en un « balayage » de la main sur l’écran du smartphone), Snapchat force l’utilisateur à garder un doigt sur son écran pour voir l’image.

Pratique, mais cette mesure de sécurité n’aura pas suffit à rendre la sauvegarde impossible sur iPhone, si la durée de vie de l’image est assez longue, il est tout à fait possible de réaliser une capture d’écran.

Pire encore, il existe déjà de nombreuses applications qui permettent de récupérer les « snaps ».

Quelques applis de sauvegarde de snaps

Ainsi, les « snaps » peuvent se retrouver facilement sur de nombreux sites dédiés à la publication de ces « fuites », qui poussent par ailleurs comme des champignons.

Alors, peut-on faire confiance à l’autodestruction de ces photos ? Même si cette autodestruction apporte un certain sens de la sécurité, il faut rester méfiant, l’application n’est pas à l’abri de failles de sécurité, et les développeurs ne sont eux-mêmes pas clairs sur le procédé.

Malgré la controverse qui concerne le stockage des photos de Snapchat, le principe d’envoi de document à un contact privé semble plaire, puisque Facebook a annoncé il y a peu le lancement d’Instagram Direct, qui reprend le procédé de Snapchat.

Actuellement, 400 millions de « snaps » sont envoyés quotidiennement, soit plus que Facebook et Instagram réunis.